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La auténtica vida del espíritu consiste en re-leer.

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autor Mensaje      
rastapopulos

registrado: 23-03-2004
respuestas: 530

ummm interesante...

Entonces, ¿por qué nos pasa lo que nos pasa? ¿Todo tiene una razón de ser, un sentido? Tal es uno de los cuestionamientos eje de Fiebre y lanza, el primer volumen de Tu rostro mañana, la más reciente novela de Javier Marías (Madrid, 1951). Y su respuesta muy probablemente no te va a gustar: Tendemos a pensar que hay un orden oculto que desconocemos y también una trama de la que quisiéramos formar parte consciente, y si de ella vislumbramos un solo episodio que nos da cabida o así lo parece, si percibimos que nos incorpora a su débil rueda un instante, entonces es fácil que ya no sepamos volver a vernos desgajados de esa trama entrevista, parcial, intuida –una figuración– nunca más… Nada peor que buscar el sentido o creer que lo hay. O sí lo habría, aún peor: creer que el sentido de algo, aunque sea del detalle más mínimo, dependerá de nosotros o de nuestras acciones, de nuestro propósito o de nuestra función, creer que hay una voluntad, que hay un destino, e incluso una trabajosa combinación de ambos. Creer que no nos debemos enteramente al más errático y desmemoriado, divagatorio y descabezado azar, y que algo consecuente se puede esperar de nosotros en virtud de lo que dimos o hicimos, ayer o anteayer.
Excéntrica en el contexto de la novelística de Marías, Tu rostro mañana es una obra que arranca con muy poca acción: a lo largo de las casi cuatrocientas páginas de su primer volumen, prácticamente no ocurre nada; sin embargo, se reflexiona mucho y, prestidigitación del lenguaje mediante, en sintonía con los argumentos de sus personajes principales, se cuenta mucho: La gente va y cuenta irremediablemente y lo cuenta todo pronto o más tarde, lo interesante o lo fútil, lo privado o lo público, lo íntimo y lo superfluo, lo que debería permanecer oculto y lo que ha de ser difundido, la pena y las alegrías y el resentimiento, los agravios y la adoración y los planes para la venganza, lo que nos enorgullece y lo que nos avergüenza, lo que parecía secreto y lo que pedía serlo, lo consabido y lo inconfesable y lo horroroso y lo manifiesto, lo sustancial –el enamoramiento– y lo insignificante –el enamoramiento–. Ciertamente, junto con Jacobo Deza, el protagonista del libro, el lector va convenciéndose de que palabra mata acción: lo que tan sólo ocurre no nos afecta apenas o no más que lo que no ocurre, sino su relato (también de lo que no ocurre), que es indiscutiblemente impreciso, traicionero, aproximativo y en el fondo nulo, y sin embargo casi lo único que cuenta, lo decisivo, que nos trastorna el ánimo y nos desvía y envenena los pasos, y seguramente hace girar la perezosa y débil rueda del mundo. Dicho en corto, Javier Marías busca probar, ¡en una novela!, que todo es puro cuento, un relato que jamás recrea fielmente a la realidad: nada es nunca objetivo y todo puede ser tergiversado y distorsionado… Y con todo, tejones porque no hay liebres, que para narrar el mundo hemos sido expulsados del Paraíso: … lo que más nos define y más nos une: hablar, contar, decirse, comentar, murmurar, y pasarse información, criticar, darse noticias, cotillear, difamar, calumniar y rumorear, referirse sucesos y relatarse ocurrencias, tenerse al tanto y hacerse saber, y por supuesto también bromear y mentir. Esa es la rueda que mueve al mundo… por encima de cualquier otra cosa; ese es el motor de la vida…, ese es su verdadero aliento. Por eso, narrando compartimos y nos sumamos, unos más otros menos, a la pandilla de los humanos: Queremos sentirnos parte de una cadena siempre…, víctimas y agentes de un inagotable contagio, el cuento.
GERMÁN CASTRO
La Jornada Aguascalientes (México), 17 de septiembre de 2009

Qué importancia la que nos damossssssssssssss eh

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In Vino Veritas
Plinio El Viejo

18-09-2009 a las 18:08
Vigilio
registrado: 14-04-2004
respuestas: 232

Re: ummm interesante...

ummmmm... no sé, no sé...

Un tanto antropocéntrico Javi-Mari, ¿no te parece, Rasta?

Saludos para el bosque y para los árboles.

_________________________________
(Ilegible)

12-10-2009 a las 05:00
Bett

registrado: 21-03-2004
respuestas: 626

Re: ummm interesante...

EXCLUSIVA(-mente afanado):

Javier Marias
" Nous avons tous expérimenté la trahison "
L'écrivain espagnol clôt sa trilogie " Ton visage demain ", dans laquelle la lâcheté tient une place centrale. On y retrouve le héros- narrateur, capable d'imaginer la façon dont les gens vont vieillir


Javier Marias. MCCABE LEBRECHT/LEEMAGE
Face à face. Rarement expression aura été plus appropriée. Quand Javier Marias vous ouvre la porte de son appartement, dans un immeuble médiéval du centre historique de Madrid, il est impossible de ne pas le fixer avec attention. Non pour s'assurer qu'on ne s'est pas trompé d'étage. Ou parce qu'on a appris à regarder dans les yeux les gens que l'on salue. Mais parce qu'on arrive tout imprégné de ses livres et que, pour cette raison même, on se prend soudain, comme son héros, à détailler et " interpréter " chaque visage...

Un ovale parfait, trois rides bien parallèles barrant un front un peu dégarni de quinquagénaire, une paupière légèrement tombante... Se peut-il que tout cela puisse, comme on dit, " faire sens " ? Plus tard, alors qu'il est assis dans le canapé du salon et propose du chocolat noir, l'idée revient avec insistance. Menton, joues, sourcils, oreilles... Comment un simple assemblage de chairs peut vraiment dire, prédire ou trahir quelque chose ?

Depuis plus de huit ans, Javier Marias travaille sur le visage. Aucun lien avec la moindre démarche morphopsychologique ou physiognomonique douteuse ! Aucun rapport non plus avec l'oeuvre de Levinas, pour qui le visage de l'autre nous investit d'une responsabilité. Non. Ton visage demain, une trilogie commencée en 1998, est bien d'abord une entreprise romanesque - touffue, complexe, très complexe même parfois et qui sollicite sans cesse le lecteur -, mais où, comme le titre l'indique, le visage joue un rôle central. On peut le comprendre, d'ailleurs. Le visage n'est-il pas au fond le thème privilégié de l'art depuis le paléolithique ? Celui qui hante le dessin, la peinture, la sculpture depuis La Dame à la Capuche de nos lointains cours de préhistoire ?

En littérature, ce motif est sans doute moins présent, et l'approche de Marias n'en est que plus singulière. Dans les trois tomes de Ton visage demain, le héros-narrateur, Jaime, a la capacité de percer à jour les êtres en observant leurs traits et en imaginant la façon dont ils vont vieillir, bref de les " voir " vraiment, de les jauger, de savoir - c'est ce qui obsède Marias et son narrateur par-dessus tout - s'ils se comporteront plus tard en héros ou en lâches.

" La lâcheté. Oui, Perez Nuix avait raison : on ne sait presque jamais ce que c'est, remarque Jaime, page 110. Elle ne se présente jamais à l'état pur. Le plus souvent (...), il n'y a pas moyen de la séparer de l'ensemble de ce qui nous constitue, de l'arracher au noyau de chacun de nous, ni de l'isoler. " Sera-t-on fort ou faible ? En général, nul n'en a la moindre idée, surtout pour soi-même. Et Marias note qu'il est d'ailleurs " oppressant d'ignorer cela et de savoir en plus qu'on ne l'apprendra jamais. Mais, dit-il, c'est ainsi que nous vivons ".

Jaime, lui, sait. A force de déshabiller les âmes, et " aussi fuyante que soit la lâcheté ", il ne la laisse pas échapper, il la capture. A travers " son visage demain ", il a cette faculté étrange de dire à (ou de) quiconque : " Tu es celui qui trahira. Tu es Judas. Tu es Iago... "

D'où vient donc cette étrange obsession ? Certes, dans de nombreux romans précédents, Marias procédait déjà par associations d'images ou d'idées - Un coeur si blanc (Rivages poche, 2004), Demain dans la bataille pense à moi (Rivages, 1996). Mais la trahison ? Avant de se lancer dans l'explication - et peut-être parce qu'il s'agit d'un passage délicat de son histoire familiale -, Javier Marias allume une nouvelle cigarette. Puis : " C'est un des principaux désirs que nous avons tous, dit-il, savoir de quoi l'autre est capable. Peut-être parce que nous avons tous expérimenté la déception ou la trahison. C'est exactement ce qui est arrivé à mon père, pendant la guerre civile espagnole... " Marias explique comment son père, le philosophe et sociologue Julian Marias, mort en 1995, a été trahi par son " meilleur ami ", qui, pendant la guerre d'Espagne, le livra aux phalangistes comme " agent de Moscou ".

Le destin du père, la façon dont il a meurtri le fils, est donc ce qui sous-tend toute l'entreprise de Ton visage demain. Et cette interrogation qui revient comme un leitmotiv : " Comment peut-on ne pas voir (...) que celui qui finira et finit par nous perdre nous perdra ?, écrivait déjà Marias dans le premier tome, Fièvre et lance. Comment puis-je ne pas connaître aujourd'hui ton visage demain, celui (...) que tu ne me montreras que lorsque je ne m'y attendrai pas ? " Plus loin, il ajoutait : " Rare est la confiance qui n'est pas trahie tôt ou tard, rare est le lien qui ne s'emmêle pas ou ne fait pas de noeuds, et alors il finit par être trop serré et il faut tirer son couteau pour le trancher net. "

Quand on demande à Marias quel type d'existence on peut mener lorsqu'on est ainsi habité par le doute et la méfiance constante envers autrui, il préfère botter en touche. Expliquer, comme dans son livre, que le personnage de Jaime est aussi une métaphore de l'écrivain. " Aussi brillant et heureux qu'il ait été, le passé nous semble entaché d'ingénuité, note-t-il. C'est pourquoi il comporte toujours un élément d'irrémédiable fadaise, et nous fait sentir honteux d'être resté dans les nuages, d'avoir cru alors ce qu'aujourd'hui nous savons être faux, ou qui ne l'était peut-être pas, mais ne l'est plus, pour n'avoir ni résisté ni persévéré. L'amour qui semblait solide, l'amitié dont nous ne doutions pas... "

A cet égard, Jaime est comme l'écrivain, celui qui a les yeux décillés parce qu'il connaît le dénouement de l'histoire. Même si, précise Marias dans son français impeccable, " j'applique à l'écriture de mes romans le même principe de connaissances qui règle la vie ". Traduction ? " A 40 ans, on peut regretter de s'être marié avec telle personne ou d'avoir choisi tel métier, mais il faut s'y tenir. En littérature, c'est différent. Un romancier, lui, peut changer la page 10 si, page 300, il s'aperçoit qu'elle ne lui convient plus. Or moi, je ne fais pas cela. Je m'applique au contraire à rendre nécessaire ce qui, au début du livre, a pu me venir par hasard. Je le fais parce que ça m'amuse, c'est un défi supplémentaire. D'ailleurs, dans cette trilogie, il y a depuis le premier tome une tache de sang. On a beau frotter, il reste toujours une auréole. Preuve qu'on n'efface jamais rien. "

Parvenu au terme de son énorme trilogie, Marias avoue un sentiment de " videment ", comme il dit. Ses personnages lui manquent. Même Jaime ? " Personne n'aime savoir à l'avance. Cela nous fait horreur, une horreur biographique et une horreur morale ", écrit-il à la fin du livre. A moins, suggère-t-il, que " personne n'ose reconnaître qu'il voit ce qu'il voit ". Ce n'est peut-être pas faux. Depuis qu'on a lu et rencontré Marias, on a beau se montrer vigilant et regarder les visages, force est d'avouer que souvent on n'y voit rien. On n'y apprend rien. Et peut-être est-ce mieux comme cela ?

Florence Noiville

[Nota de la a(-fanadora): creo que Florence necesitó un baberito, ainsssss... Las negritas, mías, por lo chocante]

[Sigue]

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Bett


Diviértete pero no te despistes.

07-01-2010 a las 17:36
Bett

registrado: 21-03-2004
respuestas: 626

Re: ummm interesante...

Quand le " roman sans fin " s'achève


IL DISAIT que ce serait " un roman sans fin ". " Du type dont le Quichotte ou La Recherche seraient l'exemple. " Un livre sur la mémoire, l'amour, la peur, la violence, l'autre... Comment pareil ouvrage pourrait-il d'ailleurs s'achever ? Aujourd'hui, Javier Marias vient pourtant de mettre un point final à Ton visage demain, une trilogie de près de 2 000 pages, à laquelle il travaillait depuis 1998. " Comme disait Borges, le point final, on le met sûrement par fatigue ! "

Avec d'innombrables sauts, digressions, dilatations de la pensée et des phrases, ce troisième tome, comme les précédents, fourmille d'histoires dans l'histoire. On y retrouve Jaime - alias Jacobo ou Jack -, agent du MI6 à Londres, travaillant pour l'énigmatique Tupra au sein d'une mystérieuse équipe de traducteurs-analystes-espions où ses talents d'interprète des visages font merveille - il doit rendre " des avis sur les gens, dire s'ils peuvent être utiles ou non et à quoi ". En l'occurrence, le voici aux prises avec la superbe Perez Nuix, dont le bas file de façon troublante à mesure que la nuit avance. De fil en aiguille, pris dans un imbroglio madrilène, l'agent secret philosophe finira par découvrir une vérité essentielle le concernant, c'est-à-dire par voir son propre visage demain.

Fl. N.

Ton visage demain

(Tu rostro mañana)

Tome III : Poison et ombre et adieu

de Javier Marias

Traduit de l'espagnol par

Jean-Marie Saint-Lu, Gallimard, " Du monde entier ", 620 p., 29 ¤.

Signalons également, chez Gallimard (" Arcades "), la parution de Littérature et fantôme, où Javier Marias brosse, de Joyce à Nabokov, le portrait de ses écrivains préférés (326 p., 22 ¤).


[Le Monde-Livres, 8 janvier 2010]

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Bett


Diviértete pero no te despistes.

07-01-2010 a las 17:41
Bett

registrado: 21-03-2004
respuestas: 626

Re: ummm interesante...

Una pregunta, para mi despistada sesera: verdad que antes se podía colgar fotos desde nuestro ordenata al foro? porque puestas a apropiarnos, me había cogido la foto de JM con su cigarrillo y todo, por lo del óvalo perfecto y tal; creo que si pego sólo el link no la veréis, por culpa del Sarko, por supuesto. Bueno, quien tenga acceso al diario primo hermano de El País pero en gabacho fino, podrá hacerse con ello. Suplemento Libros, fecha de mañana (no es un error, es que ellos son así).

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20100108/html/20100112_MARIAS+X1P1_ori.jpg.180.jpg


Ese es el enlacito. Suerte.



Besazos, muchachotes!


P.S.: Te debo correspondence, lo sé, Rasta. Espera a que la barriga post-nadalenca me deje acercarme a la mesa, jajajajaja!

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Bett


Diviértete pero no te despistes.

07-01-2010 a las 17:51
Cristina Sama

registrado: 05-11-2004
respuestas: 1270

Re: ummm interesante...

La curiosidad me mata. Me pongo a ver dónde puedo encontrar la foto que dices, y miro a ver si en el blog está ya colgada la entrevista (y de paso la traducción, que je ne parle pas de francaise) y no, pero la ruedica del ratón tiene sus impulsos y llego a ésta:



(disculpen la monstruosidad de tamaño, yo no he sido, lo juro)

...que va a ser de óvalo perfecto y cigarrillo también, y al poner el cursor/manita encima...



No, claro, aquí no, en el blog: http://javiermarias.es/wordpressblog/index.php/2009/12/17/tu-rostro-manana/

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En los bosques, perdido, corté una rama oscura
y a los labios, sediento, levanté su susurro.

07-01-2010 a las 19:17
Bett

registrado: 21-03-2004
respuestas: 626

Re: ummm interesante...



Ay, pero la otra es que es como más pillina, la expresión. Espera a ver si la cuelgan en el blog de nombre jm y verás qué chula (claro que no está aún, que son legales, no como una que cuelga el periódico de mañana ). Y de paso, la traducen, que moi si que parle, pero de traduire, je passe-par-tout

_________________________________
Bett


Diviértete pero no te despistes.

07-01-2010 a las 19:57


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